Georges Lecocq est décédé

photo de Georges Lecocq

 

Cher Georges,

Le moment est venu de te dire adieu, ou au revoir, mais ce sont des mots difficiles à prononcer. Nous avons beaucoup de peine à devoir admettre ton départ bien trop hâtif et nous sommes submergés d’émotions.

Tu étais un érudit, pétri de culture. Tu nous racontais que tout jeune déjà, tes parents t’avaient imprégné de civilisation latine et de philologie romane.

Tu avais un esprit curieux de toute chose dans la vie et tu n’avais de cesse de développer ton savoir.

Tu avais aussi reçu un autre don énorme, celui de la passion. La passion était en toi, chaque jour, dans chacune de tes tâches et parfois elle éclatait et brillait lorsque tu découvrais l’un ou l’autre document précieux ou bien lorsque l’on parlait de rallye automobile.

Ta passion et ta curiosité, tu aimais les partager.

Et puis tu avais une âme d’artiste, un goût profond des belles phrases, des beaux dessins, des belles images et des beaux poèmes.

Un jour, la ville de Nivelles t’a complètement envoûté, et enflammé. Son histoire et ses traditions t’ont monopolisé pendant des décennies.

Tu as lu, relu, décortiqué et assimilé tous les textes sur la ville, qu’ils soient anciens ou plus modernes

Après ta pension, tu as décidé de continuer ta vocation et tu es devenu le rédacteur en chef du Rif tout dju. Tu as persévéré à explorer chaque rue, chaque recoin, chaque construction, chaque pan de mur pour en connaître les moindres détails.

Tu as noué et entretenu des contacts personnels avec bien des nivellois. Ils t’apportaient des documents photos et des récits pour étancher ta soif de savoir et toi en retour tu leur faisais partager tes connaissances, ta passion et tes découvertes personnelles.

De ces contacts et de tes études, tu as publié de nombreux articles et des livres. Tu as ainsi accumulé un énorme patrimoine culturel que tu nous laisse aujourd’hui en héritage.

Le Rif tout dju est aujourd’hui orphelin de son rédacteur en chef. Tu étais tellement actif et tu pilotais de main de maître la préparation des revues. Et comment remplacer tes consultations hebdomadaires du jeudi et du vendredi qui étaient un contact permanent avec les lecteurs et les collaborateurs ?

Cher Georges, tu as mené ta vie selon un rythme élevé, mais quelle vie riche et passionnante Tu avais en tête encore bien des projets à concrétiser. Aujourd’hui tu nous cède le témoin, à nous de poursuivre le parcours que tu nous a tracé.

Toute l’équipe du Rif tout dju présente à ta famille ses plus sincères condoléances. Nous la remercions aussi de nous avoir permis de partager une part importante de ta vie et d’avoir ainsi vécu avec un grand homme qui a imprimé notre mémoire et offert un si bel héritage.

Bon voyage à toi Georges.

Jacques De Winter

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